LUCIE PRESSING
Un roman de Spizz

Une bande de potes qui jouent du rock. Une égérie du punk français qui refait surface vingt ans après sa disparition. Un ambitieux ministre de l'Intérieur candidat à la présidentielle. Des concerts, de la violence, du chantage, du sexe. Un bar d'exception, le Lavomatik. Une B.O. décapante : Les Bouchers de Verdun, The Clash, The Ruts, Métal Urbain, The Eejits, Scramble, Bacalhau's Dreaming, Yperite 20, The Ramones, Blessed Virgins... Et bien entendu Les Grumeaux de la Farine. En un mot comme en cent : un polar au parfum de rock, une haletante intrigue musicale macérée dans les affaires d'Etat.
Myspace : www.myspace.com/yperite20
(...) Spizz raconte la vie d'êtres humains, avec précision et justesse, avec délicatesse et surtout avec une véritable tendresse. Il les a inventés, sans doute, mais je mettrais ma main au feu qu'il y a dans chacun de ses "héros" des traits de caractères de lui-même et d'amis à lui. Bingo, le personnage principal aux côtés de Lucie Pressing, chante dans un groupe punk et laisse sur les murs de la ville les traces de ses pochoirs. Il a passé la quarantaine et il fréquente toujours les milieux punks. Je ne connais pas Spizz, juste un peu virtuellement, mais Bingo, c'est lui, c'est évident, il fait aussi de superbes pochoirs, et il joue aussi dans un groupe punk (Yperite). Et la sensibilité de son personnage, c'est très probablement la sienne. Tous sont comme ça, des politiciens magouilleurs à la bande de vieux potes punks qui se réjouissent comme des gamins à l'idée de voir jouer des revenants comme les Hags, qui ont tous -tiens donc- les mêmes prénoms que les Clash. Quand on aime la musique punk et qu'on a pris un peu de bouteille (au propre comme au figuré), alors forcément on sera ravi, parce qu'on y retrouve tous ces moments qu'on a passés plus jeunes (et qu'on passe encore, Dieu merci !) : les bars enfumés et surpeuplés, l'ambiance surchauffée des concerts, les traits de caractères des personnages que l'on a croisés, les victimes qui se sont brûlées les ailes sur la drogue et les excès, et les vainqueurs, ceux qui oont versé dans le cynisme et ceux qui ont vraiment réussi une carrière, ceux qui se sont rangés et ceux qui n'ont pas changé d'un pouce... De toutes ces pages, il transpire aussi une forte dose de mélancolie, de nostalgie pour un passé perdu, et c'est cet ensemble qui fait qu'on aime vraiment Lucie Pressing, parce qu'on se reconnait dans les personnages, qu'on s'y attache et qu'on aimerait presque savoir qu'ils existent vraiment. (...)
PPPZine #4